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horse love 
 

puce Immobiliser son cheval pour le soigner (le 21/10/2006 à 17h55)

IMMOBILISER UN CHEVAL POUR LE SOIGNER
 

Utilités

Les anesthésies sont à éviter dans la mesure du possible car ces opérations comportent toujours un risque pour la santé du cheval. Il est cependant indispensable que le cheval soit immobilisé pour effectuer des soins efficaces, et pour éviter tout risque pour le cheval et pour les soigneurs.

On utilise alors différentes méthodes de contention. Mais avant de les étudier, il faut rappeler des règles de base :

  • Espace disponible proportionnel au nombre de personnes nécessaires pour les soins.
  • Éclairage important (plafonnier ou portable).
  • Sol non-glissant.
  • Pas d'aspérité sur les parois.
  • Soigneurs expérimentés et calmes évoluant avec des gestes mesurées et des paroles rassurantes.
  • Personne ne se tient à portée des antérieurs, qui sont un des moyens de défense les plus utilisés.
   

Le Tord-Nez

On lui attribue souvent une propriété analgésique central en libérant, au niveau du cerveau, des endorphines et des enképhalines qui ont une activité morphinique. Cette théorie ne peut être valable que si le tord-nez est bien conçu et bien utilisé.

Il peut être employé sur la lèvre supérieure ou sur une oreille, mais cette dernière méthode est peu efficace, plus délicate d'emploi et douloureuse, car elle peut endommager l'oreille et casser son cartilage.

On peut facilement le fabriquer soi-même d'autant plus que les modèles vendus dans le commerce sont loin d'être parfait (sortie latérale de l'attache, chaîne comme attache, manche trop court).

Le diamètre de la corde ne doit pas être inférieur à celui indiqué. En effet, dans le cas contraire, la corde pourrait couper les tissus de la lèvre supérieure (on voit trop fréquemment des chevaux avec une marque blanche à cette endroit). Pour la même raison, il ne faut utiliser le tord-nez que le temps minimal requis.

Lors de son utilisation, le tord-nez doit toujours être tenu par un des soigneurs afin d'éviter que celui-ci n'assomme quelqu'un si le cheval se défend avec le tord-nez libre.


TORD-NEZ
   

Le Torchon

On arrive souvent à calmer les mouvements de panique d'un cheval en lui cachant les raisons de sa peur - aiguille, coton,... On lui bouchera donc un œil avec la main ou avec un torchon.

Par contre, l'utilisation du torchon pour aveugler complètement le cheval peut apporter plus de problèmes que de solutions. En effet, le cheval peut devenir difficilement contrôlable et occasionner des blessures à lui-même et à son entourage, surtout si le torchon est attaché trop fermement pour s'ôter par lui-même.

   

Le Pli de l'Épaule

Cette méthode permet de maintenir un cheval en place. Dans ce but, on lui attrape à deux mains la peau au-dessus de l'omoplate. En appliquant ensuite un mouvement de rotation plus ou moins prononcé, on immobilise le cheval.

Il est à noter qu'il est possible de coucher un cheval de cette manière, si la pression est trop importante par rapport à sa taille.

   

La Prise d'un Antérieur

Cette méthode est très utile pour les soins au niveau des membres. Si vous devez soigner un antérieur, vous prenez l'antérieur opposé. Si vous devez soigner un postérieur, vous devez l'antérieur du même côté car le cheval peut tenir assez aisément sur un diagonal.

Un des soigneur plie l'antérieur en se tenant face à l'épaule du cheval et le lève le plus haut possible. Il le cale ensuite en plaçant sa cuisse dessous, une main au niveau du sabot et l'autre main au niveau du genou. Pour un bon maintien et la préservation de son dos, il est nécessaire que le soigneur plie ses genoux et écarte ses pieds pour maintenir son dos droit.

Par contre, la prise d'un postérieur est beaucoup plus délicate car il est difficile de caler efficacement le cheval et que celui-ci a beaucoup plus de force à ce niveau.

Dans les cas difficiles, il est possible d'utiliser une longe plate ou d'un diamètre important (comme les longes américaines bicolores).

   

L'Immobilisation d'un Poulain

Il est très difficile d'immobiliser un poulain pour lui faire des soins. Deux facteurs sont à prendre en compte : la possessivité de la poulinière et la vivacité du poulain.

Ces faits montrent l'importance d'une manipulation précoce du poulain et de la bonne éducation de la poulinière. Il ne faut jamais les laisser "à l'abandon" sous prétexte qu'ils ne suivant pas un entraînement et peuvent vivre au pré toute l'année. En cas d'accident ou de maladie, il est trop tard pour leur apprendre les bonnes manières.

Quand le poulain est jeune, on le manipule en le tenant avec un bras derrière la croupe, sous les pointes des fesses, et l'autre bras devant le poitrail, au-dessus de la pointe des épaules. Il est également possible que le bras arrière tienne la queue du poulain.

   

Trucs Divers

Pour éviter que le cheval n'abîme ses bandes, ou tout autre bandage, on peut lui installer un collier à chapelets. Celui-ci est composé de manches espacés de 15 cm. attachés par 2 cordelettes. L'ensemble se ferme avec 2 boucles autour de l'encolure du cheval. De cette façon, le cheval ne peut pas plier l'encolure mais peut manger et boire mais il ne doit pas être utilisé trop longtemps car il est inconfortable.

Pour le même résultat, la bavette est moins contraignante mais moins efficace. Elle est composé d'une demie coque en plastique attachée à la partie inférieure du licol. Si elle est mal fixée, certains chevaux parviennent à la retourner en l'appuyant le long de leur corps ou sur leurs membres.


COLLIER

BAVETTE

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puce Le nouveaux maitre (le 02/06/2006 à 11h15)

On peut toujours reprocher aux Nouveaux Maîtres de ne pas avoir inventer l'eau chaude, mais on a que ce qu'on mérite. Ils sont venus combler un vide abyssal dans l'enseignements de l'équitation. A vouloir en faire des singes savants, les cavaliers sont partis voir ailleurs des horizons plus intéressants.

Cependant chacun doit mettre de l'eau dans son vin, car de nombreux cavaliers n'ont jamais trouvé intéressant l'entraînement à pied avant que cela ne devienne à la mode....


Malheureusement la puissance de communication qui ont permis aux Nouveaux Maîtres de faire connaîtres leurs méthodes pervertit dorénavant l'ensemble du monde équestre. Il devient indécent d'oser émettre une réserve, ou pire une critique, sur telle ou telle méthode "éthologique". L'analyse objective n'est plus de mise et le matraquage des médias spécialisés, la presse écrite en tête, rend difficile de se faire un avis personnel. Tout y est formaté jusqu'à la virgule.

Même citer le nom du plus connu de ces nouveaux maîtres est devenu interdit, car il l'a déposé comme marque et seul un centre équestre par pays peut en avoir le monopole. Imaginez que Baucher, Gogue, Oliveira, Pessoa ou d'Orgeix est la même logique....

On retombe alors dans un nouveau dictat, après celui du classicisme équestre. Il faut uniquement lire les ouvrages du gourou, écouter ses cassettes et regarder ses vidéos.... pour 183 et 229 euros (hors frais de port, bien sûr) les coffrets. Seul son matériel est digne d'être utilisé... à 35 euros le licol de cordelette, 53,50 euros la grande longe, 38 euros le carrot stick, etc...


Pour terminer, n'oubliez pas que peut importe la technique choisie, l'important est plus la compréhension et l'assimilation du problème afin de ne pas s'enfermer dans un carcan aveuglant qui nuirait à l'évolution de votre relation cheval/homme.

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puce La retraite et la boucherie (le 02/06/2006 à 11h13)

Un des sujets de polémique préféré des cavaliers réside dans les chevaux d'abattoir...

Avant de porter un jugement à l'emporte-pièce, il est important de distinguer les différents statuts que peut avoir le cheval dans notre compagnie : animal de ferme ou animal de compagnie.

Dans le 1er cas, il est à considérer comme les vaches, cochons, couvées,... avec les conséquences culinaires qui en découlent. Les problèmes liés aux conditions de transport et d'abattage son également identiques.

Par contre, s'il ne s'agit pas de chevaux élevés pour la viande mais de chevaux de sport ou de loisirs, la question est complètement différente. Nous pouvons distinguer alors les chevaux de particuliers et ceux de club.

L'acquisition d'un cheval engage tout propriétaire pour plusieurs années et, dés le début, avant même l'achat, il doit songer à ce qu'il fera quand il ne pourra plus le monter. Maladies, blessures, manque de taille, qualités sportives insuffisantes sont autant de choses auxquelles il faut trouver une solution avant qu'il ne soit trop tard.

Les clubs sont confrontés aux mêmes cas de figure mais, du fait que leurs chevaux sont également leur "outil de travail", un minimum d'éthique devrait les obliger à prévoir leur retraite ou leur replacement.

Malheureusement, la cupidité et la bêtise font que c'est un sujet tabou. Bon nombre de centres équestres ferme les yeux et, une fois devant l'urgence, choisissent la solution de facilité et s'assoit sur leur problèmes de conscience.

La faute principale de cet état de fait incombe, bien sûr, aux dirigeants mais les membres du club ont également leur part de responsabilité. Rester muet et aveugle devant le départ inexpliqué d'un cheval, se contenter de réponses évasives et irréalistes sont autant de facteurs qui confortent les dirigeants dans leur fonctionnement.

Les cavaliers ne doivent pas hésiter à poser les questions qui dérangent dés leur arrivée dans le centre équestre mais ils ne doivent pas décharger les dirigeants de leur responsabilité. Ainsi, ils ne doivent pas céder au chantage affectif qui les amènerait à racheter les chevaux promis à l'abattoir même si ceux-ci finissent par devenir une charge pour eux et qu'ils n'ont pas les moyens de s'en occuper correctement. La situation deviendrait alors aussi insupportable que celle à laquelle ils ont voulu les arracher.



Dans leur comptabilité, les centres équestres prévoient bien l'alimentation, les ferrures,... Ils doivent donc également prévoir la fin de carrière de leurs chevaux. Une des solutions est d'y allouer officiellement un pourcentage des cotisations et/ou des forfaits.

Exceptionnellement, des loteries, la vente de pièces d'un puzzle représentant le cheval concerné ou toutes autres initiatives peuvent être organisées avec les membres du centre pour répondre à une situation d'urgence mais elles ne doivent pas devenir un fonctionnement habituel.

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puce L'enseignement (le 02/06/2006 à 11h11)

Après de nombreuses années dans le milieu équestre, comme amateurs puis comme professionnels, une constatation nous navre. Si vous avez traîné vos guêtres dans différents centres équestres, vous avez certainement été témoin également de ce phénomène inexpliqué : une part importante des dirigeants et des enseignants n'aiment pas les chevaux !!!

Avant de provoquer un esclandre, prenez un peu de recul, observez dans différents clubs et vous constaterez vous-même comme nous que rares sont ceux qui jouent avec leurs chevaux, qui n'ont pas que du mépris pour les poneys, qui s'attardent dans les écuries pour faire une caresse à droite et une grattouille à gauche, qui font un dernier tour d'inspection le soir pour passer un moment privilégié,... Ainsi, les accueils avec des hennissements ne sont que pour la brouette de granulés.

Plus significatif est le nombre impressionnant de chevaux qui ne s laisse pas attraper en liberté, sans avoir recours à un quelconque stratagème. La conséquence la plus grave de cette engrenage est l'impossibilité pour nombre d'enseignants d'approcher leurs chevaux en reprise, qu'ils soient montés ou à la suite de la chute de leur cavalier. Beaucoup de cavalier sont très étonné lorsque leur cheval se dirige de lui-même vers l'enseignant dés qu'il lâche les rênes, sans que ce dernier n'ait de friandises dans ses poches...

Le comportement des chevaux est influencé directement par les actions ou l'absence d'actions des personnes qui les entourent quotidiennement. La preuve en est que des chevaux jugés caractériels deviennent câlins et coopératifs après une rééducation adaptée.

Il ne faut pas confondre respect et crainte. Il n'est pas déshonorant de montrer son affection pour les chevaux, ce qui ne veut pas dire qu'on se fasse marcher sur les pieds.


L'Enseignement

Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que la pédagogie soit la discipline la moins pratiquée de l'Équitation. Elle se résume dans la majorité des centres de formation, et donc avec la majorité des enseignants, en une suite de recettes préfabriquées sans adaptation ni personnalisation.

Ce contraste est d'autant plus saisissant que l'Équitation comporte des disciplines très différentes qu'il est dommage de garder séparés en les croyant incompatibles car elles enrichissent tout cavalier du moment qu'elles sont pratiquées dans les respect du Cheval et le plaisir du Cavalier.

D'autre part, la très grande majorité des élèves-cavaliers souhaitent devenir un jour propriétaire de leur propre cheval. Malheureusement ils y sont rarement préparés et ont peu de repéres pour s'auto-évaluer. Il est dommage que l'enseignement actuel ne fabrique majoritairement que des "singes savants"... Ainsi beaucoup se moque des cavaliers qui montent ou qui tienne leur chevaux du côté gauche, sans en connaître l'origine, ni se demander si cette habitude comporte plus d'inconvénients ou d'avantage. Ce n'est qu'un exemple parmi bien d'autres et qui contribue à l'immobilisme du milieu équestre.

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puce Structures equestres (le 02/06/2006 à 11h09)

Quels que soient leurs désirs, l'énorme majorité des cavaliers débutent dans les centres équestres avant de voler, éventuellement, de leurs propres ailes. En effet, cela paraît être la seule solution pour progresser rapidement et sans faux-pas grâce à un environnement adapté.

Apprendre à communiquer avec son cheval et apprivoiser son propre corps passent par des passages plus ou moins fréquents dans un lieu clos, que ce soit une carrière ou un manège. Outre le problème de la pédagogie, il est évident que l'état des structures équestres est également de l'accroissement du nombre de cavaliers indépendants. Entre, notamment, la poussière en été et la gadoue en hiver, le manque de luminosité et le manque de matériel pédagogique, tout est réuni pour que domine l'austérité et l'ennui.


La visite d'un centre équestre, qu'il s'adonne aux loisirs ou aux sports, donne souvent un résultat décevant. Tout commence par un parcours du combattant pour trouver ce bijou perdu au fin fond de la campagne sans fléchage et avec les explications succinctes récoltées au téléphone. Arrivé sur place, on constate l'absence de parking en croisant les doigts pour ne pas s'embourber. Puis on peste pour l'oubli des cuissardes indispensables pour traverser la cour en hiver ou l'absence d'insecticides en été pour chasser les mouches attirées par le tas de fumier qui trône au centre.

S'ensuit une errance dans les bâtiments dans l'espoir de trouver une personne ayant l'amabilité de nous fournir quelques renseignements. La visite des écuries nous permet de découvrir l'insectifuge universel qui n'est autre que la toile d'araignée. Cette décoration particulière combinée à un entretien sommaire et à l'absence de luminosité rend l'ensemble morose pour les cavaliers et pour les chevaux. Ces derniers présentent fréquemment des tics de comportement ou un abattement si ce n'est des problèmes physiques flagrants. Ce dernier point est surtout valable pour les poneys et les chevaux de club qui sont systématiquement négligés : boxes ou stalles étroites, cohabitation forcée, parois présentants des dangers sous la forme de trous ou d'aspérité, litière négligée, etc....

Après une reprise pendant laquelle on a ingéré soit de la poussière, soit des particules des boue, on tente de se requinquer dans un club-house déprimant ou on regarde les autres cavaliers du haut du tribune plus que rustique.

D'autant plus que le spectacle affligeant de chevaux se traînant à coups de cravache n'est pas des plus réjouissants. Les chevaux au pré ne sont pas forcément mieux lotis : absence d'herbe et d'ombre, clôtures dangereuses,...


Les remèdes existent et passent en priorité par une conception rationnelle puis par un entretien régulier. Ce n'est donc pas spécifiquement une question de moyens financiers car il est, en général, aussi onéreux de bien ou de mal faire et l'entretien n'est qu'une question d'organisation et de bonne volonté. La sécurité de tous doit être un objectif hautement prioritaire en imaginant le plus grand nombre de situations possibles et sans compter systématiquement sur sa bonne étoile. Le plaisir et le confort doivent être pris en compte car cela a beaucoup d'influence sur la mentalité et l'ambiance générales. Il s'agit d'un manque de respect généralisé du à une mentalité éloignée de véritables professionnels du loisirs et du sport.

Ce qui reste le plus révoltant à mes yeux est la discrimination généralisé envers les chevaux d'initiation et les cavaliers débutants alors que cet état de fait n'a aucune justification même bassement économique.

Chacun peut agir à sa mesure : proscrire les établissements lamentables, signaler les points faibles, refuser de monter des chevaux irréguliers voire boiteux ou blessés et, surtout, ne pas snober ceux qui ne font pas partie de l'élite locale, chevaux et cavaliers.

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puce Le squelette du cheval (le 01/06/2006 à 18h46)